Saive, un village à découvrir !

Le vieux château (dessin : Henrotte - Lavalette) *  Extrait de la carte de la Principauté de Liège de N. Sanson (1710)
Le vieux château (dessin : Henrotte – Lavalette) * Extrait de la carte de la Principauté de Liège de N. Sanson (1710)

Saive, un village à découvrir, même si la grande majorité des sites présentés sur saive.be (châteaux, fermes) ne sont pas ouverts au public (propriétés privées) et par conséquent, nécessitent des autorisations d’accès malheureusement rarement accordées. Je vous invite donc pour une petite visite virtuelle de ce magnifique village : http://www.saive.be

Histoire du village

http://www.saive.be/Histoire/saive_histoire_origines.htm

Le nom “Saive”, du latin “silva” signifie forêt. A l’origine l’ensemble du Pays de Herve était couvert d’une vaste et dense forêt dont ne reste plus, à l’heure actuelle, que le massif forestier de l’Hertogenwald (bien plus à l’est).  Saive fut donc à l’origine une clairière au centre de cette vaste étendue boisée. Un grand nombre de noms de lieux environnants rappellent d’ailleurs la présence de celle-ci.

 

Arrière du château et de la ferme (v.1925) - Cour intérieure en 1943 (© IRPA-KIK)
Arrière du château et de la ferme (v.1925) – Cour intérieure en 1943 (© IRPA-KIK)

Le château des comtes de Méan

http://www.saive.be/Patrimoine/saive_mean_description.htm

Introduction

S’il est bien un bâtiment du village qui interpelle assurément les passants, c’est certainement ce triste vaisseau échoué sur les hauteurs de Cahorday. Qui ne s’est jamais posé des tas de questions sur celui-ci ? Malheureusement, ces dernières décennies il fut trop souvent considéré comme un chancre juste bon à être effacé du paysage. Plus personne n’en voulait et ses heures semblaient comptées.
Et bien, cela pourrait enfin changer car ce précieux vestige du siècle des Lumières pourrait bien revenir à la vie. Ce château le mériterait amplement, lui qui fut le témoin des plus belles heures de la seigneurie de Saive et accessoirement le berceau du dernier prince-évêque de Liège (et premier primat de Belgique, suite à d’amusants « accidents » de l’Histoire).

Prenez la peine de parcourir ces différentes pages pour comprendre que cette vieille bâtisse mérite à plus d’un titre d’être redécouverte et surtout de retrouver sa place comme pièce maîtresse de notre patrimoine local.

 

 Montage de deux dessins du vieux château (© Philippe Ory 1996 & 1980)
Montage de deux dessins du vieux château (© Philippe Ory 1996 & 1980)

Le vieux château

http://www.saive.be/Patrimoine/saive_vchateau_histoire.htm

Les origines

Comme expliqué dans l’ historique du village, l’existence de Saive est attestée depuis au moins le IXe s. puisque le village est cité en 895 dans la « Chronique des Évêques de Toul ». Nous savons aussi qu’une sépulture mérovingienne (vers 700) fut exhumée en 1911 lors des travaux d’élargissement du sentier d’accès au château mais qu’il faut cependant attendre le XIIIe s. pour trouver une trace écrite du château (Précisément en 1279, dans l’acte de fondation de la paroisse de Saive). Nous pouvons en déduire que la construction du château en pierre tel qu’on peut encore en voir une bonne moitié aujourd’hui, débuta vers le milieu du XIIe siècle.

 

 Le Hameau du Mousset au début du XXe s. - Carte postale
Le Hameau du Mousset au début du XXe s. – Carte postale

Le Mousset

http://www.saive.be/Hameaux/saive_mousset_histoire.htm

Histoire

Situé dans le vallon, au confluent de la Julienne (descendant de Retinne) et du ruisseau d’Évegnée, le hameau du Mousset est probablement le berceau historique du village.
C’est sur ses hauteurs, à l’emplacement du bois du Mousset actuel que des hommes de l’ époque néolithique bâtirent leur premier campement. Des vestiges remontant à cette période (5000 à 2000 av.JC) furent mis au jour au début des années 1970 par Georges Abraham et le professeur Marcel Otte.

L’étymologie du mot « Mousset » serait : endroit ou une rivière « pénètre » dans une autre (en wallon « mousse »).
En effet le hameau, de par sa localisation en fond de vallée, subit régulièrement les soubresauts des deux affluents. Le ruisseau « La Julienne » (dont le nom tire son origine de Sainte Julienne de Cornillon) sera plusieurs fois aménagé puis canalisé dans sa traversée du quartier au début des années 1950. Cela n’empêchera pourtant pas de nouvelles inondations notamment en 1982 ou tout récemment en 2012.

 

 Vue aérienne de l'ensemble des constructions - Maps.live.com © 2006
Vue aérienne de l’ensemble des constructions – Maps.live.com © 2006

 

L’ancienne caserne

http://www.saive.be/Patrimoine/saive_caserne_intro.htm

Introduction

Épargné par la barbarie teutonne en 1914, le village, coincé entre les forts de Barchon et d’Evegnée, sera mis à contribution lors de la restructuration et le réarmement de la Position Fortifiée de Liège dès 1932. En effet, c’est à cette époque qu’est prise la décision de bâtir un quartier militaire à Saive pour abriter les troupes devant défendre les intervalles entre les forts.

Ce sont les terrains en face du château des comtes de Méan qui vont en faire les frais. C’est précisément à l’emplacement de l’ancien parc du château que va se construire cette nouvelle caserne, modifiant profondément le haut du village.

Bien dans le style de l’époque, son architecture se veut épurée avec une rigueur toute militaire. Par ses dimensions et son aspect massif, elle viendra défigurer la perspective de la rue Cahorday et son château, lui portant un coup qui aurait pu être mortel.

 

 Un convoi poussé par deux petites locomotives, devant le moulin - vers 1890
Un convoi poussé par deux petites locomotives, devant le moulin – vers 1890

Le Grand Moulin

http://www.saive.be/Hameaux/saive_gmoulin_ptrain.htm

Le petit train militaire

Pour édifier les ouvrages d’art de la ceinture fortifiée de Liège entre 1888 et 1891 (les forts Brialmont), un chemin de fer à voie unique (d’un mètre d’écartement) va traverser le hameau.
Le point de départ se situait à Souverain-Wandre. On y draguait la Meuse pour s’approvisionner en gravier et sable qui étaient traités sur place. Les ferrailles, bois et ciments (provenant de Niel-on-Ruppel) y arrivaient par bateaux. Tous ces matériaux chargés sur des wagonnets gravissaient un plan incliné pour arriver sur le plateau à la Xhavée.

De là, des locomotives de type charbonnage, les tiraient vers les différents forts en construction (Barchon, Évegnée et Fléron) en suivant les courbes de niveau au plus juste pour limiter les déclivités. La traversée de la Julienne se faisait via une grande courbe venant de la Sarthe pour aboutir au pied du vieux château via une épingle à cheveux et remonter ensuite vers Barchon par le bois de la vieille foulerie.

 

Vue aérienne du hameau du Cohy - Maps.live.com © 2013
Vue aérienne du hameau du Cohy – Maps.live.com © 2013

Le Cohy

http://www.saive.be/Hameaux/saive_cohy_histoire.htm

Le hameau

Les prairies descendant du Cohy vers le vieux château et la Julienne (2002)

Le hameau du Cohy est implanté sur le versant ouest du vallon de la Julienne entre le Mosty et le Grand Moulin, en contrebas de la campagne de la Sarthe. Il offre une vue remarquable sur la vallée et le vieux château.

Le nom «Cohy» provient d’un ancien propriétaire local «François Gohy» qui en 1690 acquit une ferme dans ce que l’on va appeler «l’enclos Gohy». Le nom évoluera pour devenir «Trooz Cohy» puis «Le Cohy» tout simplement.

La voie ou rue du Cohy, partant de la campagne de Rabosée, traverse le hameau en descendant vers la vallée puis forme un coude pour remonter vers le nord. Anciennement, elle se prolongeait, via les prairies en pente douce, jusqu’au moulin Desvignes (bâti le long de la Julienne).

 

Vue panoramique du village - En avant-plan, le hameau du Frise - Dessin dit "de Vienne" XVIIIe s. - Collection Abraham
Vue panoramique du village – En avant-plan, le hameau du Frise – Dessin dit “de Vienne” XVIIIe s. – Collection Abraham

Le Frise

http://www.saive.be/Hameaux/saive_frise_hameau.htm

Le Hameau

Le hameau du Frise est principalement implanté le long de la Julienne, en aval du Mousset. Il possédait une source (potable jusque dans les années 1970), une grosse ferme (Gilson) et quelques habitations. Là également, une foulerie utilisait la force motrice du cours d’eau pour « fouler » (rendre plus serré, plus fermé) des draps de serge (grosse laine abondamment produite pour notamment les tenues ecclésiastiques puis militaires).

Du temps de la seigneurie de Saive, le lieu était idéalement situé au croisement entre la servitude seigneuriale joignant le vieux château à l’église paroissiale et le chemin du Frise, reliant Rabosée à Tignée.

En son centre, un petit pont franchit encore aujourd’hui le ruisseau pour accéder au chemin de la Julienne. A la fin du XIXe s., une nouvelle voie, la route du Grand Moulin, fut tracée à flanc de colline pour relier Saive à Barchon.
Un vaste bassin d’orage occupe depuis peu (2001) les anciennes prairies en aval.

L' ancienne prairie du Patro vers 1975 (© Philippe Ory 1997)
L’ ancienne prairie du Patro vers 1975 (© Philippe Ory 1997)

L’église Saint-Pierre

http://www.saive.be/Patrimoine/saive_stpierre_intro.htm

Construite à mi-pente, sur le versant ouest de la Julienne et au croisement de deux vieux chemins reliant la plupart des localités voisines, cette fière construction fut ré-édifiée à la fin du XVIIe siècle sur une première église dont nous ne connaissons quasiment rien. Le nom même du lieu « Le Mosty » rappelle la présence d’un édifice religieux en des temps très reculés.

Jusque récemment, le lieu était le rendez-vous dominical de tous les villageois sortant de la messe ou du bistrot voisin ! Sur les côtés de l’église, de hauts tilleuls abritaient les débats souvent enflammés de nos ancêtres. Il s’y tenait notamment les plaids de justice de l’ancienne seigneurie de Saive.

Ensuite, des marronniers ont remplacé les tilleuls et la justice s’est tenue en d’autres lieux. Les paroissiens aussi, ont déserté l’endroit et l’état critique dans lequel ce bâtiment s’est retrouvé dans les années 1990, n’a rien arrangé.

 

Vue aérienne du château et son parc en 1970 (carte postale)
Vue aérienne du château et son parc en 1970 (carte postale)

Le château de Bellaire-La Motte

http://www.saive.be/Patrimoine/saive_lamotte_intro.htm

Dissimulée derrière ses hauts murs et son parc magnifique, cette majestueuse demeure semble endormie. Rien alentour ne vient perturber ce havre de paix.
On aimerait parler histoire, architecture, mais tout ici vous impose le silence. Voilà bien le secret de cet endroit, un lieu rare où le temps semble s’être arrêté.

Ce domaine est Implanté sur d’anciennes terres brabançonnes et fut la résidence des seigneurs de Bellaire et de la Queue-du-Bois. Bâti à un jet de pierre de son historique voisin, le château des comtes de Méan, mais séparé de celui-ci par une frontière d’État (les gardes sont là pour le rappeler), il dépendait cependant de la paroisse de Saive.

Journées du Patrimoine 12 et 13 Sept

L'Amitié par la Marche